Valérie
Oh, il est déjà 11 heures, je me réveille, j'ai trop dormi ! Quoique, non, j'ai pas trop dormi car je me suis couché tard. Hier soir j'ai eu une soirée animée. J'étais invité à un repas de vieux copains, et il avait des jeunes copines ! Je me suis installé près d'une jolie femme, inconnue, qui m'a rapidement dit qu'elle n'était pas insensible à mon charme
On a fait ce que nos pulsions nous incitaient à faire, puis elle a voulu discuter. C'est pas les moments que je préfère.
C'était une expérience de plus, mais je me suis dit que de toute façon, je ne pouvais pas envisager une aventure plus longue avec une femme qui adore la corrida. Un spectacle ? Pas du tout. Plutôt un assassinat déguisé en chorégraphie, une barbarie d'un autre temps. Et elle voulait me faire croire que la tauromachie, c'est de l'art. Je lui ai ri au nez. Je ne supporte pas que quiconque essaye de me faire aimer quoi que ce soit.
Il est 11h45, j'entends ma mère qui crie : « A table ! », Ok maman, je vais descendre.
En fait, je cherchais à plaire, mais je suis tombé sur cette Valérie, une garce qui n'a rien compris. Elle m'a reproché d'être trop orgueilleux. C'est un comble ! L'orgueil c'est un sentiment noble, une vertu.
En fait, j'ai pas faim, je préfère rester là, à penser. Oui c'est ça je préfère penser que manger. Revenons à mes moutons. Je cherche à savoir pourquoi Valérie m'a sèchement demandé de retourner chez mes parents, moi qui suis un amant hors-pair un mec intéressant.
Il est 12h15, cette fois-ci c'est mon père qui crie dans les escaliers : « Anda, Narciso, a comer ! ! »
Ouin Ouin







