Peau de chagrin
Elle soutient ma vie où cogne encore un cœur passionné. Elle s’étire par endroit, en longs sillons cuivrés, tannés par le soleil et le sel de la mer où quelques fleuves bleu-sang, épais comme un vin du sud, la boursouffle. Elle se dessèche et se recroqueville sur ce qui fut… Oui ! Toute une vie, autrefois turbulente, est tatouée dans ses rides. Mon histoire rétrécit avec elle, inexorablement, jusqu’au jour où il n'en restera plus rien ; excepté peut-être cette photo jaunie.








