Musiques en liberté
Tout laisse à penser que chez Zin'o'script, les grandes vacances commencent dès le mois de juin. Pour preuve : plus une seule publication depuis trois semaines ! Il est vrai que le dernier atelier d'écriture de la saison 2014-2015 a eu lieu le 06 juin, et que nos contributeurs ne se reverront qu'en automne, après la coupure estivale.
Pourtant, il y a tant de choses à diffuser sur le blog en attendant ! Alors si les vacances ne sont pour rien là-dedans, comment expliquer cette longue interruption dans les publications ? Eh bien ! Ni plus ni moins que les aléas de la vie ! Ce qui est fort regrettable car Marcal nous avait préparé un petit bijou de poésie pour la Fête de la Musique. Malheureusement, la fête a eu lieu la semaine dernière et de poème, on n'a pas vu la trace ! Dommage, car il aurait constitué notre contribution à cet évènement annuel.
Mais tant pis ! Avec un peu de retard, voici tout de même le poème de Marcal. Promis : vous aurez autant de plaisir à le lire que s'il avait été publié en temps et en heure. Car c'est une petite merveille d'ingéniosité. Pour l'accompagner, Mymie-Chan a réalisé une illustration tout aussi réussie, qui apparaît comme une figure allégorique de la musique.
MUSIQUES EN LIBERTE
Les violons des quatre saisons pleurent,
Mozart a perdu sa flûte enchantée,
Les valses de Vienne se meurent,
Sur des portées inachevées.
Chopin cherche sa polonaise,
Entre ballades et concertos,
Une femme aux yeux de braise,
Sautillant sur des staccatos.
Tchaïkovski glisse sur le lac des cygnes,
Beethoven rêve de sa symphonie,
Paganini son violon égratigne,
« Va, pensiero » chantonne Verdi.
Ainsi parle Zarathoustra,
Cherchant des jeux interdits,
Tandis que chante la Traviatta,
Pour séduire Albinoni.
Ravel se débat avec son Boléro,
Beethoven crie son hymne à la joie,
Aida flirte avec Rigoletto,
Qui lui préfère Carmina Burana.
Le barbier de Séville a enlevé sa Carmen,
Ils s’aiment sur la Cinquième symphonie,
Wolfgang mécontent écrit un requiem,
« Alleluia ! Alleluia ! » dit Haendel au Messie.
Mendelssohn joue sa marche nuptiale,
Jéricho fait résonner ses trompettes,
Pour unir Puccini et Madame Butterfly,
Ils sont tous là pour faire la fête.
Texte : Marcal / Illustration : Mymie-Chan







