Moi j’aimerais déposer un chevalet près de ce rocher.

Le paysage aujourd'hui est grandiose, presque irréel !

Au loin, des violons s'éveillent et m'enivrent.

La mer devient danseuse, une andalouse aux pieds d'écumes.

Elle s'étire devant moi, puis comme une arabesque pigmentée de paillettes, elle devient femme- mer, femme -bleue, femme-oiseau.

Elle cherche à s'évader, habillée de blanc-perle et de lumière d'argent.

Mon cœur se serre devant tant de beauté.

Les vagues la font légère, je la sens partir, se retenir, puis revenir, étincelante de volupté.

Indomptable, elle veut fuir, quand soudain en violence, elle s'écrase sur le rocher et agonise.

Mes papilles ont un goût de sel.

Le sable affole mes yeux.

Sur mes cils une larme se fige et me fait mal.

 

Farinette

Farinette.